Mercredi 21 janvier 2014. Les notes de “A Multiplicity of Doors” envahissent mon appartement depuis quelques minutes quand je réalise soudain que je n’écoute Earth qu’en deux occasions : en fond sonore discret, un bon bouquin dans les mains, et au casque le soir, attendant patiemment que Morphée fasse son apparition. En résumé, l’extrême inverse d’un concert… Le doute m’envahit. Quel peut bien être le rendu d’une musique aussi posée que celle de Earth en conditions live ? Et surtout, vais-je réussir à laisser mes habitudes de côté et à l’apprécier dans ce nouveau contexte ?
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11 décembre, Trabendo à Paris : le charme du post-rock japonnais opère... différemment. Que l'on travaille pour Pop Is On Fire ou Pelecanus.

Des mois qu’on attendait cette date : le « Rune & Totem Tour » de Mars Red Sky et Year Of No Light fait escale au Marché Gare. 13 décembre, dernier concert de l’année 2014, la grand-messe affiche complet. Rien d’étonnant quand on connait l’aura des deux groupes bordelais : les uns se sont taillés une place de choix sur la planète stoner/psychédélique actuelle, tandis que les autres se posent en pourfendeurs d’un post-metal à la puissance mystique. Une soirée comme on les aime, toute en douceur et en légèreté…

Après un précédent live-report de Nothing, voilà celui de Rien. La boucle est bouclée ! Mais qu’ont-ils donc tous à invoquer le néant dans leur patronyme ? Car pourtant, à l’instar des Américains susnommés, ils en ont eu des choses à dire les Grenoblois de Rien durant leurs 15 trop courtes années d’existence. Ce samedi-là, c’est une veillée quasi funèbre mais non moins festive qui nous attend : le (presque) dernier concert de Rien, avant la mort annoncée du groupe un certain 31 décembre 2014.

Nous sommes en 2014. Je n'ai pas écouté ce qu'a produit le vieillissant Danois King Diamond depuis les belles années de Mercyful Fate, depuis mes années d'adolescence, de mes années de longs cheveux frisés, de jean ultra serré, d'espadrilles blanches avec la grande langue sale qui pend par devant et qui fait la grimace, les années glorieuses de cette veste de jean délavée aux manches coupées, ornée de patches et de noms de groupes dessinés au feutre portés comme de fiers graffitis ou les honneurs d'une guerre occulte dont l'origine s'est perdue dans l'épaisseur du temps. J'ai rendez-vous avec le maître de l'occulte kitsch qui a su influencer autant Marilyn Manson que Ghost.

Quel peut bien être l’intérêt de jouer en live un album vieux de 20 ans ? Page Hamilton, aux commandes de son groupe Helmet, avait une petite idée sur la question en venant rejouer sur scène à la Flèche d'Or l'intégrale de Betty, 20 ans après sa sortie.

Dimanche de novembre. Paris sous la brume, l'air humide, pas de doute, c'est l'édition automnale des Doomed Gatherings qui s'ouvre à Glazart. Après nous avoir régalé de trois jours d'ode au lourd et au gras au mois d'avril dernier, les Stoned Gatherings remettent ça, le tout concentré en une seule soirée. L'affiche qui nous attend ce soir promet quatre grosses bûches de celles qui vous font tenir tout un hiver au chaud.

Ca faisait quelques mois que je n’avais pas été traîner mes oreilles de ce côté de la Saône, mais le passage de Nothing à Lyon s’annonçait comme l’une des dates incontournables de cet automne. Ayant quelques heures d’écoute en boucle de leur album Guilty of Everything à confesser, c’est donc impatiente que je retrouve la chaleur moite du Sonic pour une affiche shoegaze partagée avec les locaux de Israel Regardie. Ce soir, retour dans les 90’s: arbore fièrement le vieux t-shirt à l’effigie de ton ancien groupe préféré, enfile tes vans et ton baggy mais surtout n’oublie pas tes boules quiès, car oui le revival shoegaze actuel est bien plus burné qu’à l’époque. Nothing n’est pas signé sur Relapse Records pour rien.

Le soir du jeudi 25 septembre, le groupe suédois Goat jouait au Trabendo. Préparez-vous à un récit d’histoires qui tourne mal. On t’avait pourtant dit de ne pas aller dans la montagne, petite chèvre.

« Saturday night, I feel the air is getting hot like you baby la la la… » Qu’est ce qui a bien pu m’évoquer Whigfield ? M. Ben Ward, ne cessant de répéter « Friday Night ! » d’un air enjoué.
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