Il y a ces périodes de pénuries de concert, où vos oreilles crient famine et vos langues pendent devant la programmation d’autres villes. Et puis il y a ces soirs où vous êtes face à un putain de dilemme qui vous fait regretter qu’en 2015 on n’ait toujours pas le don d’ubiquité. Le 21 avril est un de ceux-là, où il a fallu choisir entre l’épicerie et le marché. D’un côté, les chevelus de Red Fang et leur heavy/stoner burné à l’Epicerie Moderne, de l’autre, dälek, légende d’un hip-hop sombre et expérimental au Marché Gare. Je me suis laissée convaincre par dälek, trop rare sur scène pour passer à côté.
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En ces temps d’oiseaux qui gazouillent et de bières fraîches en terrasse, qu’il est bon une fois le soleil couché de terminer sa journée par une joyeuse boom cosmique. On se laisse d’abord charmer par les sifflements des serpents de Qúetzal Snåkes. Mélodies enivrantes et rythmique robotique prennent la suite, nous voilà partis pour un voyage au pays du psychédélisme hypnotique de Moon Duo. Le premier qui arrête de danser a perdu.

Le 21 octobre 1983, j'ai 15 ans et j'assiste à mon deuxième ou à mon troisième concert, je ne sais plus. Les empreintes s'effacent. Black Sabbath est au légendaire Forum de Montréal. Une horde de poils envahit le métro et squatte le square Cabot juste en face. On s'installe en plusieurs groupes pour faire la fête, bien se préparer une tête avant d'entrer dans le Temple. Nous entrons, l'attente perdure. Le groupe de première partie, Nazareth, prend un temps incroyable avant de monter sur scène. Les rumeurs s'intensifient. Certains parlent d'overdose, d'autres de problèmes techniques. Ça buzze, ça boit. Plus de trente ans plus tard, tandis que j'attends sagement J à la station de métro Berri, c'est sur la page Facebook du spectacle que les rumeurs font surface. Satan's Satyrs ne jouera pas. N'y aura-t-il que deux groupes ? Devant moi, une nouvelle génération de rockers prend d'assaut les wagons. Eux aussi se rendent au Corona pour voir Electric Wizard, c'est certain. Jeans, manteaux de cuir, vestes de jeans avec patches, chaînes, cheveux longs. Ça fait du bien à voir cette relève, ça fait du bien de voir que non, nous ne sommes pas seuls.

Oh le beau plateau international qui nous attend ce 26 mars au Marché Gare. Mini tour du monde en 3 groupes, avec les Polonais de Tides From Nebula, les Indos/Américains de Skyharbor et enfin les Australiens de sleepmakeswaves. Tous réunis pour The Feel Trip Tour, une tournée européenne de 28 dates qui fera escale dans 14 pays, rien que ça. L'affiche aux halos photoshopés nous met des paillettes plein les mirettes : prépare-toi à de l'aérien, de l'atmosphérique, du prog, du post...

L'hiver a été froid. L'hiver a été brutal. « C'est le printemps », chante la chanson. La dernière fois que les gaillards norvégiens d'Enslaved ont tenté d'emmener leur tournée à Montréal, une tempête a empêché les deux autres groupes qui les accompagnaient (Royal Thunder et Ancient VVisdom) de rejoindre les Foufounes Electriques. Seuls Enslaved, fidèles à leurs origines Vikings, sont parvenus à bon port pour monter sur scène avec un considérable retard et réserver à une poignée de braves spectateurs une prestation qu'on m'a dit mémorable. Cette fois-ci, avec le printemps qui se pointe timidement le nez, aucune inquiétude. Tous les groupes sont sur place.

Parce qu’on n’est pas que des grosses brutes chez Pelecanus.net parfois on écoute de l’indie-rock et on aime ça. On va même jusqu’au concert, comme on l’a fait ce vendredi pour s’assurer que oui, les Écossais de We Were Promised Jetpacks sont vraiment bons. Le son parfait pour accompagner le beau printemps qui s’en vient.

C'est avec beaucoup d'émotion que la team Pelecanus s'envole pour Bordeaux, assister à sa toute première Make It Sabbathy ! Très impatients, on n'a pu s'empêcher de passer à Glazart la veille, pour dire bonjour à nos amis des Stoned Gatherings qui recevaient les poulains de Riding Easy pour la date parisienne de la tournée. Un franc succès qui a placé la barre très haut et qui a méchamment aiguisé notre curiosité...

Rencontre des anciens et des modernes, l'affiche Deerhoof et Pneu pour une même soirée, c'était un événement à ne pas manquer pour les amateurs de rock destructuré.
Un saut dans une machine à remonter le temps. Voilà peu ou prou ce que nous ont offert la fine équipe de Konfuzi en programmant le même soir Deerhoof et Pneu, autrement dit, à presque 20 ans et un océan Atlantique d'écart, 2 des groupes les plus excitants dans le style rock déconstruit / destructuré.
Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé, et le concert était sold out plusieurs semaines avant la date.

Soirée spéciale son du désert à Glazart, avec une affiche triplement aride et psychédélique. J'inaugure le nouveau système de son de la salle, et je dois dire que le résultat est plus que satisfaisant. La qualité auditive a chatouillé mes oreilles durant les trois sets. Un grand bravo aux techniciens du son !

Tony n’a pas faim. Ce soir il a un gala, il est rejoint par Dylan et ses potes. Son accoutrement est celui de tous les jours (enfin, celui qu’il sort de son sac après le travail, une sombre affaire l’impliquant dans le service informatique d’une entreprise de gestion des déchets) : un tee-shirt dont il a lui-même déchiré les manches, un jean bien trop serré mais ne gênant pas ses mouvement car ses jambes sont trop frêles, et un bandana rouge, remplissant le même rôle que le serre-tête de sa sœur Clarisse quand elle était petite : assurer un maintien parfait du cheveu en toute circonstance.
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