Nine Inch Nails 29/05/2014 @ Zenith, Paris 2/2

Nine Inch Nails 29/05/2014 @ Zenith, Paris 2/2

Moins de deux semaines après les faits, me revoilà au Zenith, plein d’appréhension pour ce nouveau concert de NIN. Il faut dire que les jours écoulés n’ont pas été de tout repos. A force de communiquer sur les réseaux sociaux ma déception du Luxembourg, j’ai forcément attisé autours de moi la curiosité et l’incrédulité des copains qui viennent nombreux ce soir et qui attendent avec impatience le concert.

Le public est venu en masse ce soir et je passe sur la catastrophique première partie, toujours aussi nulle et qui ne suscite pratiquement aucune réaction du public. Mon vieux pote Sergio me faisant remarquer qu’on se croirait dans un mauvais sketch des inconnus avec Bernard Campan qui porte une longue mèche.

Le concert début sur le même « Me, I’m not » mais oubliés les errements du Luxembourg.

Il est 20h45 et les lumière s’éteignent. Nous sommes idéalement placés dans les gradins pratiquement en face de la scène à mi –hauteur pour pouvoir jouir du spectacle dans les meilleures conditions et on ne va pas être déçu ; la set list est quasiment identique aux dates précédentes. Le concert début sur le même « Me, I’m not » mais oubliés les errements du Luxembourg. Chaque membre est à sa place et va le démontrer très rapidement. Le son est parfait et alors que les premières intonations de « Copy of A » résonnent, le Zénith chaud bouillant se déhanche de plus belle.

On attaque sur un « Reptile » sorti de derrière les fagots, somptueusement interprété avec des lumières vertes qui accentuent le côté lancinant de ce morceau dantesque. Visiblement le groupe incorpore un inédit différent à leur set list sur chaque date de la tournée.

« Survivalism » est d’une violence rare  et ce soir c’est clair que Trent a le Démon. Il prend  le public à la gorge et le groupe impressionne par sa maîtrise totale du show. Pas le droit à l’erreur, tout est parfait. La coordination avec la lumière et les écrans est vraiment impressionnante. Fait notable, les gars à la vidéo ont changé les images et sur «  The Great Destroyer » on a droit à un effet de nuit et de lune entre la vidéo et la lumière de toute beauté.

On est là pour s’en prendre plein la gueule et ce n’est pas un « Wish » apocalyptique qui va prétendre le contraire.

Trent est toujours aussi avare de parole (ça frise l’autisme à ce niveau- là) mais on s’en fout. On est là pour s’en prendre plein la gueule et ce n’est pas un « Wish » apocalyptique qui va prétendre le contraire. Le Zénith est une étuve et les gens sont en effervescence. « The Hand that Feeds » et « Head Like a Hole » concluent le set en 1h20.

En rappel « The day the world went away » est joué de la même manière par quatre guitares mais ici c’est beaucoup mieux et je me demande si placé dans la fosse la dernière fois, mon jugement n’avait pas été altéré.

Un « Hurt » sublime nous est offert en conclusion de cette soirée magique. Trent et Robin quittent la scène en saluant un public exsangue, qui vient de se prendre une claque phénoménale.

Forcément je me suis fait traiter de fou à la sortie par ceux qui ne me croyaient pas, mais je suis heureux d’avoir retrouvé un NIN en forme et plutôt impressionnant. Visiblement le Luxembourg a été un accident (on ne peut pas être au top tous les soirs non plus) et l’absence de bassiste n’a pas été une gêne insurmontable. Alors oui les puristes dirons que sur un morceau comme « Piggy » ou « Closer » ça s’entend mais on n'est pas des Talibans non plus.

NIN, à l’instar de son leader, est en perpétuelle mutation et propose des choses différentes à chaque fois. Signe que c’est l’un des plus grands groupes actuels et qu’il a encore de grands moments à nous offrir.

Espérons-le.

 

Setlist

  • Me, I'm Not
  • Copy of A
  • The Beginning of the End
  • March of the Pigs
  • Piggy
  • Reptile
  • Survivalism
  • Gave Up
  • Sanctified
  • Closer
  • Disappointed
  • Find My Way
  • The Warning
  • The Great Destroyer
  • Eraser
  • Wish
  • The Hand That Feeds
  • Head Like a Hole
  • Encore:
  • The Day the World Went Away
  • Hurt

À saisir.

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