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Throneless - Throneless (2015)

Premier album des Suédois de Malmö, et le ton est donné par l’artwork de la pochette. Un animal totem ? Choisissons en toute simplicité un roi des rats, histoire de faire référence aux traditions séculaires païennes de la vieille Europe ! Une déclaration d’intention fortement ambitieuse, nous aimons ça. Las, cela se révèle à double tranchant. Le roi des rats, soit c’est du costaud en terme de sorcellerie, soit c’est de la supercherie on ne peut plus grossière.
A première vue, le premier album de Throneless s’affirme furieusement incantatoire : 4 titres de pas moins de huit minutes, une saturation à faire saigner des oreilles une sorcière confirmée et un chant de possédé(e). Le premier morceau, Masters of Nothing, est un (déjà) classique du genre, donnant envie d’aller sonder ses murs à la recherche des créatures fuligineuses hantant les rêves du descendant Delapore, ah tiens, je suis encore pris d’un accès de fièvre lovecraftienne. Rassurez-vous (ou pas), cette impression se dissipe très rapidement à l’écoute des autres morceaux. Plus besoin d’aller chercher les rats dans les murs en somme. La pompe à créativité semble souffrir d’une panne soudaine, et personne ne viendra vidanger les lieux communs en matière de Doom que vont nous servir Throneless : déjà fait, déjà entendu, souvent en mieux. Throneless proclame son intention de sortir le public de sa léthargie et de combattre le Système. Là encore, poncifs à la limite de la bien-pensance. Pas de quoi enrichir l’album qui aurait gagné à rester un EP, en attendant que le groupe gagne en maturité.
Bref, Throneless, pas encore, et c’est dommage. Le Roi des Rats ? Profitez donc d’une de vos sorties sur Nantes, où vous serez allés vous enjailler avec notre partenaire Stoned Orgies, pour visiter le Museum d’histoire naturelle : il possède un très joli roi des rats conservé dans l’alcool. Attention ! Contrairement à la tradition médicinale asiatique, tout ce qui trempe dans la gnôle ne donne pas lieu à une tournée de shots. Merci de votre compréhension.

J'aime les chats roux, les pandas roux, Josh Homme et Jessica Chastain. |
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