YOB - Clearing the Path to Ascend (2014)

YOB - Clearing the Path to Ascend (2014)

Rien de neuf sous le soleil, la critique biaise l’avis de celui qui la lit. Parler en bien ou en mal oriente d’autant plus l’horizon d’attente que vous ne pouvez encore vous forger votre propre opinion, faute d’avoir eu l’œuvre sous les yeux (ou dans les oreilles). Dans le cas présent, vous vous trouvez au même point que moi, puisque nous vous avons proposé le nouveau YOB en écoute intégrale (post du 26 août). Vous convaincre ? Je n’y pense même pas. Je me contenterai de développer brièvement quelques considérations toutes personnelles, et s’il vous dit d’échanger avec moi sur le sujet, c’est avec plaisir.

Rarement le trio de l’Oregon aura fait montre d’autant de talent pour ciseler un doom progressif

Je n’avais pas vraiment aimé Atma (2011) sans réussir pour autant à formuler précisément mes critiques. Yob semblait s’endormir sur ce qui faisait toute sa substance. Regrettable.  Clearing The Path To Ascend corrige le tir, et il est plus qu’heureux que le premier morceau de l’album s’ouvre sur ces quatre mots : « Time to wake up. » Ma synthèse après quelques écoutes ? J’adore cet album. 4 morceaux uniquement, mais dans lesquels je puise à la lettre tout ce pourquoi j’aime Yob. Il ne manque RIEN.  Rarement le trio de l’Oregon aura fait montre d’autant de talent pour ciseler un doom progressif (mais pas que, fi des étiquettes). Les morceaux rebondissent avec une générosité inspirant le respect à chaque nouvelle écoute : la pesanteur sublimement rythmée de Nothing To Win s’accorde en tout point à la retenue subtile de Marrow. Yob avait intitulé son second album Catharsis, et c’est très exactement ce que je retiendrai de CTPTA : une énormité cathartique qui renverse tout.

Je ne sais trop ce que vaudra 2014 en terme de millésime de vin. Mais en ce qui concerne les albums, quelle claque…

YOB - Clearing the Path to Ascend (2014)
YOB
Clearing the Path to Ascend
In Our Blood
Nothing To Win
Unmask The Spectre
Marrow
J'aime les chats roux, les pandas roux, Josh Homme et Jessica Chastain.

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