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Ghost - Meliora (2015)

Troisième album, troisième chanteur. On parierait en vain sur la décollation de la section voix du Groupe Ghost B.C., celle-ci renaissant à l’identique avec la constance d’une hydre. Une pensée émue pour les deux premiers Papa Emeritus ? Des clous (de neuf pouces) ! On distingue les goules selon leur sexe (incube ou succube) et c’est à peu près tout. Tant qu’elles chantent, pas la peine d’être trop regardant. Les maîtres des forges de l’enfer savent ce qui est bon pour nous, pauvres pécheurs complaisants.
Pourquoi aimons-nous Ghost ? Il s’agit de pop ambitieuse pourvue d’un son vintage flirtant avec tous les codes du black Metal. Pour une fois qu’un groupe a pour projet de ne pas faire démonstration de qui a le plus gros pénis, nous leur en saurons gré. Pop, pas convaincu ? Remplacez toutes les occurrences de « Satan » par « surf » ou « sun », et vous obtiendrez quelque chose de pas si éloigné que ça des Beatles (repris par ailleurs à la perfection sur Here Comes The Sun). Deux albums plus tard, les sonorités 70s-80s se bonifient gentiment, et la scénographie est plus ténébreusement théâtrale que jamais. Ensuite, soyons honnête, si vous n’aimez pas Ghost, vous ne l’aimerez pas davantage ; si vous êtes fans, vous ne retrouverez pas intégralement l’enthousiasme vous ayant saisi à l’écoute de Opus Eponymous. Maintenant, nous sommes sur un vrai bon album, dans la lignée évidente de ce que le line up liminaire a mis en place. Meliora ? Sans conteste. Enfin des petits marrants dans le milieu, cela fait du bien.

J'aime les chats roux, les pandas roux, Josh Homme et Jessica Chastain. |
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