Plus et moins de Février 2016

Plus et moins de Février 2015

Nouvelle année, nouvelles rubriques. Certes, nous avons zappé le premier mois pour cause d’excès de gras pendant les fêtes de fin d’année, mais c’est à présent digéré et nous pouvons donc attaquer, comme si de rien n’était. Le but de cette rubrique est donc de parler des trucs en rapport avec la musique qu’on a trouvé cool et moins cool au cours de ce dernier mois. Simple, non ?


 

Le retour d'At the Drive In
Julien

Derrière l’étiquette « post-hardcore » s’engouffrent indistinctement quantité de groupes sonnant pourtant très différemment. Un seul impératif : décloisonner les genres et galvaniser le public. A cet égard, ATDI peut s’enorgueillir d’être l’un des groupes les plus libertaires en matière de son. Rien ne les aura arrêtés, sauf leurs divergences artistiques. Noisy comme ce n’est pas permis, punk jusqu’aux bouts des cordes, le groupe aura soulevé de gros festoches comme de minuscules scènes de bar (c’est mon souvenir poitevin). Vous pouvez vous préparer à une grosse charge.

 

La face sombre de la musique islandaise
Estelle

J’ai commencé à m’intéresser à la face sombre de la musique islandaise après avoir découvert Misþyrming (qui, je le rappelle, a sorti le meilleur album de 2015). Aussi étrange que cela puisse paraître, ce petit pays héberge une scène black metal prolifique. Il y en a pour tous les goûts, du groupe instrumental obscur à son pendant ultra technique et grandiloquent.

Depuis quelques semaines, c’est Naðra qui retient toute mon attention. Leur album Allir vegir til glötunar sorti mi-janvier est un bijou. Ce qui me plaît dans leur musique, c’est ce petit côté folklorique qui transpire à travers les chœurs masculins ou les passages acoustiques. Il fait son apparition quand on s’y attend le moins, créant ainsi un contraste assez surprenant avec le déluge de violence qui caractérise par ailleurs les Islandais. Ecoutez « Fallið » et vous comprendrez tout de suite de quoi je parle. Naðra dans le Top Album 2016 ? Ca semble bien parti…

 

Découvrir des trucs cool en crachant sur les groupes
Andrey

L’autre jour Nothing a sorti un nouveau single, que j’ai écouté par curiosité et ai tout de suite commencé à rager sur cette vague de revival shoegaze qui ne fait que copier My Bloody Valentine, comme Nothing ou encore Whirr. Puis je suis allé reécouter Whirr par acquis de conscience, pour me rendre compte qu’en fait c’est tout simplement excellent. Le côté « clone de MBV », bien que présent, n’est pas aussi appuyé que chez d’autres groupes de cette vague, et je me laisse volontiers porter par les ambiances rêveuses du premier album, Pipe Dreams. Et puis bon, même s’ils ont l’air d’être immondes dans leur présence sur les réseaux sociaux, je dois avouer que je ne peux que valider ceci.

 

 

Anselmo est peut-être un gros con mais...
Julien

Vendéen natif, et historien amateur de la 2ND GM, j’ai tendance à prendre ASSEZ mal de subir la morgue des politiques du conseil régional. Oui, M. Anselmo est peut-être un gros con, mais les résistants de la 25ème heure, allez vous faire foutre. C’est tellement vil et démagogique. Il ne faut pas confondre le soutien (insoutenable) à une idéologie fasciste et une ingérence pure et simple dans un festival qui a permis de sortir de la putasserie des préjugés la scène métal au sens large. Anselmo réglera ses problèmes sans que Down n’aità en pâtir.

 

Le metal ne trouve plus sa place à Lyon
Estelle

Depuis quelques temps, le metal ne trouve plus sa place dans les salles lyonnaises. Le nombre de concerts se réduit à peau de chagrin et il devient de plus en plus difficile de satisfaire son besoin de violence auditive en conditions live. Pour illustrer mes propos, je vais donner des chiffres concrets : l’an passé, les 3/4 des concerts auxquels j’ai assisté n’ont pas eu lieu à Lyon. Paris, la Suisse toute proche… Comme beaucoup, je suis obligée de faire des kilomètres pour les trouver.

Pourtant je sais que des groupes cherchent à jouer ici. Certains m’ont déjà contacté pour que je monte une date, et des amis membres d’orga reçoivent eux aussi des demandes dans ce sens. Malheureusement trouver une salle pour les accueillir est un parcours du combattant dont l’issue est plus qu’incertaine. Conséquence directe, de nombreux groupes évitent désormais Lyon, préférant se tourner vers d’autres villes plus accueillantes. Et comment leur en vouloir ? Il n’empêche que cette situation est extrêmement frustrante pour les amateurs du genre. Je crois qu’il ne me reste plus qu’une chose à faire : devenir fan de noise ou de garage. Là je n’aurais que l’embarras du choix… 

 

Ulver, c'est quand même mieux sans le chanteur de Dream Theater.
Andrey

Plus terre à terre que mes collègues, j’ai failli parler du choix de la salle pour la première date française de Puscifer, mais on m’a persuadé que c’est au contraire une bonne chose. Je vous parlerai donc de la deuxième chose que j’ai trouvé pas cool ces temps-ci : le dernier album de Ulver. En fait, c’est compliqué, car j’ai lancé l’écoute tout en sachant pertinement que je n’aime pas Ulver, en dehors de leur excellent split avec Sunn O))), et me suis pris une claque d’anthologie sur les premiers morceaux. J’étais même sur le point d’hurler « ALBUM DE L’ANNÉE » quand sont arrivés les deux seuls morceaux comportant de la voix. Et autant j’ai trouvé tout le reste magnifiquement bien composé et joué, avec une ambiance non sans rappeler Grails, autant je ne comprends décidément pas le choix de finir l’album sur un équivalent vocal d’un solo de Steve Vai : mis en avant, bourré de gimmicks placés là juste pour attirer l’attention, et surtout dégoulinant de cheesyness plus qu’une pizza avec une croûte fourrée au fromage. 

Plus et moins de Février 2016
J'aime les ours, le whisky et les internets.
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