Torche + ASIDEFROMADAY 20/09/2012 @ Divan du Monde, Paris

Torche + ASIDEFROMADAY 20/09/2012 @ Divan du Monde, Paris

L'avantage de Paris par rapport aux provinces, c'est qu'il y a plein de concerts. Le défaut, c'est qu'il y a... plein de concerts. Tellement, que viennent forcément des moments où l'on est obligés de choisir entre deux (voire plus) groupes: Oathbreaker ou Pelican ? Wovenhand ou Tang ? Ramesses ou Ides of Gemini ? Bon, pour le dernier, j'avoue que je ne suis finalement allé à aucun, mais ça reste un bon exemple. Ce soir, le dilemme était : Torche ou Toe ?

Pour ma part, j'ai choisi Torche, et c'est en grande partie grâce à l'ajout à l'affiche de ASIDEFROMADAY, groupe que l'on ne présente plus. Ce sont donc ces cinq Bisontins (habitants de Besançon; oui, j'ai regardé sur Wikipedia) qui attaqueront en premier ce soir. Malheureusement, la salle sera quasiment vide à ce moment, sans trop que je sache si ça vient de l'heure du début, peu tardive, ou du prix des billets, globalement considéré comme un peu trop haut. Je me sens donc un peu mal pour le groupe, qui est quand même là pour lancer leur nouvel album, après une absence de deux ans des scènes françaises.

J'oublie cependant assez vite ce malaise dès les premières notes de Process of Static Movement, morceau d'ouverture du nouvel album du groupe. Parce que putain, y a vraiment rien à redire sur la puissance sonore balancée par le groupe, c'est super maîtrisé et aussi direct qu'un parpaing lancé en pleine tête. Tous les membres connaissent et maîtrisent leur rôles, et finalement, sans le mini-speech du chanteur entre deux morceaux, je n'aurais jamais pensé qu'il s'est écoulé deux ans depuis leur dernière prestation live.

Le set continue alors que la salle se remplit peu à peu, et c'est toujours un sans fautes : la musique, tantôt plutôt froide et impersonnelle, tantôt écrasante et pleine de rage m'enveloppe totalement et provoque en moi des envies étranges de remuer ma tête comme un demeuré, si bien que je ne vois absolument pas passer l'heure. C'est donc avec regret que j'accueille le dernier morceau (aussi dernier morceau du nouvel album), Chasing Shadows, et son final explosif. J'en veux encore !

Mais en attendant un autre passage du groupe dans le coin (en 2013 peut-être ?), place aux stars de la soirée : Torche. Alors que le groupe s'installe, je dois constater que même si la salle est plus pleine qu'au début, on est assez loin de sa capacité maximale (d'autant plus que le balcon est fermé ce soir). Décidément, le prix du billet et le premier passage de Toe à Paris le même jour ne doivent vraiment pas aider. 

Le show commence, et il faut avouer que le début est quand même un peu mou, on aura droit en effet aux morceaux relativement "pop" du groupe. Cependant, l'ambiance prend peu à peu, et lors de l'excellente Healer, la salle reprendra en choeur les "woh-oh" de Steve Brooks. A partir de là, ça ne sera que du bon, avec un set qui s’alourdit progressivement, surtout à partir du milieu. En effet, le groupe changera alors de guitares pour un accordage d'outre-tombe et nous assénera avec ardeur de basses fréquences, avec des morceaux comme Sandstorm.

Comment parler de Torche sans mentionner leur bonne humeur ? C'est simple, parmi les dizaines de groupes que j'ai vu en live, je n'ai jamais vu autant de sourires et d'expressions de joie que ce soir. On sent bien que ces gars adorent ce qu'ils font, et aiment vraiment en faire profiter le public: que ce soit du côté gauche avec un Andrew au sourire jusqu'aux oreilles ou du côté droit avec les pas de danse de Steve, l'ambiance sur scène est vraiment joviale, voire extatique, et franchement, ça fait du bien de voir ça. De même, rien à redire du côté du son ou de la technique, si ce n'est le volume relativement bas des voix (mais le fait que j'aie passé le set collé à la scène n'a certainement pas dû aider), et finalement la seule chose que je pourrais reprocher à cette soirée est sa durée relativement courte, d'autant plus que Torche ne jouera pas de rappel, terminant le concert aux alentours de 22 heures.

Le temps de choper quelques affiches de l'awesome artwork de Harmonicraft, et je suis déjà sur le chemin du retour, sans regret d'avoir choisi ce concert plutôt que l'autre. Ceci dit, qu'est-ce que ça serait bien de pouvoir se dédoubler...

J'aime les ours, le whisky et les internets.
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