Converge + Toxic Holocaust + Rise and Fall + Birds in Row 06/08/12 @ Glazart, Paris

Converge + Toxic Holocaust + Rise and Fall + Birds in Row 06/08/12 @ Glazart, Paris

Il est 19 h 30, je sors de Glazart (car je viens d'apprendre qu'on dit "de Glazart" et non pas "du Glazart", il fallait bien que j'étale cette science fraîchement acquise), après avoir passé une excellente demi-heure avec Jacob Bannon de Converge. Oui, je sors, et c'est pas grave, car je le reverrai dans quelques heures.

Juste le temps de me choper un sandwich, de revenir dans la salle et de boire une bière sous les mélodies familières de Rage Against the Machine que les Frenchies de Birds in Row récemment signés chez Deathwish (le label de Jacob Bannon, encore lui) entament leur set. Assez rapidement, je cesse d'admirer le sublime matos du guitariste (Sunn model T, Rickenbacker, miam !) pour me concentrer sur la musique, et... ma foi, je comprends tout de suite l'engouement se créant autour de ce groupe. C'est donc des compos plutôt ingénieuses que le groupe nous présente ce soir, alternant des passages "heavy" à tendance screamo, et des moments de subtilité, tout en guitare bien clean, voire même sans basse. Le tout est très bien executé, et même si je peine à voir la tête du (de la ?) bassiste, malgré sa présence à même pas un mètre de moi, on dirait bien que le trio s'éclate bien sur cette scène peu éclairée. Rien à redire, excellent moment. 

Vient ensuite le tour de Rise and Fall, groupe belge qui vient, lui aussi, de sortir un album chez Deathwish (le label de Jacob Bannon, c'est pour voir si vous suivez), qui m'est un peu entré dans une oreille et ressorti par l'autre. Non pas qu'il soit mauvais, loin de là, mais je n'ai pas trouvé dans la musique de ce quatuor ce petit quelque chose qui ferait ressortir ce groupe au-dessus des autres groupes du genre, bien nombreux et souvent très bons (Oathbreaker, je pense à vous, et je vous aime, même si vous ne me lisez pas). Et donc, en live ? Premier constat: c'est quand même un poil plus violent que Birds in Row, je passerai donc la moitié du concert à m'écarter instinctivement, de peur de me prendre un coup de basse dans la tronche. Et sinon ? Et bien, un peu la même chose qu'en studio: c'est efficace, puissant, bref du bon, mais ça s'arrête là pour moi, pour cause de compositions un petit peu trop classiques à mon goût. Je réviserai cependant mon opinion à la hausse sur le dernier morceau, tout bonnement excellent, sur lequel je resterai totalement hypnotisé par les mains du bassiste jouant un riff simple mais tellement badass à moins d'un mètre de mon visage. Petit point négatif aussi pour l'éclairage, d'un rouge constant, ne contribuant pas à rendre le show moins monotone.

Après le deuxième groupe, prévoyant ce qui va arriver, je préférerai m'éloigner dans le petit recoin sur la droite de la scène (ceux qui sont déjà venus à Glazart, et non pas au Glazart, savent de quoi je parle), et observe les mecs de Toxic Holocaust s'installer à partir de là. Je sais déjà que ce groupe n'est pas du tout ma came (je peine même à comprendre le choix de ce booking, tant leur univers me parait différent de celui des trois autres collectifs), autant donc se reposer un peu. Effectivement, je resterai totalement impassible face à cette espèce de thrash metal, et ce ne sont pas les paroles ("war is a fucking hell", "six six six"...), répétées en boucle par un blondinet qui semble avoir 4 ans de moins que moi qui me feront changer d'avis. Le public, dont une partie se voit affublée de casquettes et autres vestes en jean couvertes de patchs semble toutefois bien apprécier: je dois vraiment être un vieux con avant l'heure.

Le set ne durera cependant pas longtemps, et les gars de Converge commenceront à s'installer plutôt rapidement (toujours sous Rage Against the Machine, qui aura resonné dans la salle à chaque changement de groupe). Le ton est rapidement donné quand Jacob (mais si, le boss de Deathw... bon ok, j'arrête) commence à dégager sacs, bouteilles d'eau et autres ventilateurs de la scène, à coups de pied. C'est justifié, puisque dès les premières notes de Jane Doe (wouhou !), le frontman du groupe se met à courir dans tous les sens tellement rapidement que je peine à avoir une seule photo nette, tout en jetant son micro partout, y compris dans le public. C'est le bordel dès les premières minutes. Pour une raison que j'ignore, ce premier morceau (l'un de mes préférés du groupe) sera écourté de quelques minutes, mais c'est pas grave, puisque le quatuor enchaîne sur un autre morceau que j'adore, j'ai nommé Dark Horse. Et comme tout le reste du show, ça sera l'apocalypse. Kurt Ballou balance ses riffs avec tellement de facilité que j'ai l'impression que même si l'on me l'on me greffait un troisième bras, même avec un seul doigt il serait toujours meilleur que moi, Nate Newton et Ben Koller assurent la partie rythmique sans broncher, et Jacob...  et bien, Jacob crée l'ambiance. 

Pendant ce temps, les gens sont comprimés comme des sardines, et, alors que le groupe enchaîne des morceaux de Axe to Fall mélangés à de morceaux inédits, la chaleur devient de plus en plus insurmontable, au point que mes objectifs se couvrent d'une buée et que je ne sois plus capable d'utiliser certains reglages de mon appareil, les mains rendues glissantes par la sueur. La fatigue et les conditions extrêmes auront dont eu raison de moi, et je quitterai Glazart avant l'heure. Et, au passage, je viens d'apprendre que le "t" dans "Glazart" se prononce. Mon monde s'écroule.

J'aime les ours, le whisky et les internets.
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