Failure

le 12/17/2015 - 22:24
Les TOPS albums 2015 de la rédaction

2015 fut une année chargée. Plus que jamais encore, Internet nous a innondé de ce torrent de culture à domicile dont nous avons parfois bien du mal à gérer l'afflux démentiel et pourtant si délicieux. Un tweet favorisé par ci, un poste sur Facebook sauvegardé par là, mon courriel sur le bord de l'explosion, et ma vie qui déborde. Saturé, 2015. Des groupes qui ne surprennent plus, moins de temps, voire pas le temps, de se permettre de tout écouter et pourtant, on peut le dire, de grands albums ont marqué 2015. Comme chaque année pas ceux que l'on aurait cru, comme chaque année impossible de prévoir ce que l'on va se surprendre à aimer, et c'est ça qui est beau avec la musique et finalement avec la vie. S'ouvrir, se laisser surprendre par l'inconnu et se laisser retourner la croupe comme une crêpe (avec une petite touche de sirop d'érable). En tout cas c'est, je l'espère, l'effet que vous fera le top albums 2015 de la rédaction et sa mixtape. Merci à vous de nous lire, merci de venir nous taper sur l'épaule en show ou sur Internet, car dans ce dément projet de tenir un zine en 2015, parfois nous fatiguons, parfois nous doutons, et sans vos retours, nous ne serions plus là. MERCI. Aimez-vous, gâtez-vous, et nous on se retrouve en 2016. Bonne écoute!

Par Julien
le 04/03/2014 - 08:32
Solaris : Où il n’y a pas d’hommes, il ne peut y avoir de motifs accessibles à l’homme

Gravity (2013), réalisé par Alfonso Cuarón, réalisateur du génial Les Fils de l’Homme, aura eu le grand mérite de donner un nouveau souffle aux films de science-fiction. Nous ne nous intéressons plus vraiment à l’espace, c’est un fait. L’époque de la conquête de l’espace est loin derrière nous. En cette période contemporaine de technologie souveraine, au lieu de nous tourner vers les étoiles, nous nous regardons le nombril. Et les derniers films sortis durant les années 2000s sont désespérants à maints égards. Mars, objet de tous les désirs de conquête, voit son image écornée dans deux films pathétiques (dont l’un pourtant signé Brian de Palma, merde !). De son côté, Danny Boyle se prend les pieds dans le tapis avec le grandiloquent Sunshine qui témoigne davantage de son ambition à se poser comme un grand réalisateur, plutôt que de se mettre au service d’un genre cinématographe très exigeant. En littérature, Dan Simmons, auteur des géniaux et épiques Cantos d’Hypérion, nous sert mollement Illium et Olymposqui traitent de bien trop de choses pour être intéressants.

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